Le Maroc et l’UNESCO s’engagent à faire des réserves biosphère un observatoire du changement climatique

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Publié le
11.04.2019 à 02h18
par
APA

Le Haut-Commissaire marocain aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification, Abdeladim Lhafi s’est entretenu mardi avec la représentante de l’UNESCO au Maghreb, Mme Golda El Khoury, de la mise en œuvre de l’Initiative des Réserves de Biosphère Arabes et Africaines (AABRI).Cette rencontre a pour objet la définition des modalités de mise en œuvre du plan d’action prioritaire 2019-2020 de l’initiative AABRI  et les possibilités de partenariat qui consolideront davantage la coopération entre le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification et l’UNESCO, indique un communiqué du Haut Commissariat parvenu mercredi à APA.

Au terme de cette réunion, les deux parties ont montré leur engagement total pour faire des réserves de biosphère dans les régions arabes et africaines, un observatoire du changement climatique et un laboratoire de développement de solutions durables.

 Il est à signaler que l’Initiative Arabo-Africaine pour les biosphères (AABRI) a été lancée lors de la COP 23 à Bonn lors d’un side-event, organisé par le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD) et l’UNESCO afin de promouvoir les réserves de biosphère en tant qu’observatoire du changement climatique et laboratoire de développement durable dans la région arabe et africaine en se focalisant sur l’eau comme élément central.

A l’issue de la 1ére réunion du comité de pilotage de l’initiative qui a été tenue à Dakar, en novembredernier, un plan d’action prioritaire 2019-2020 a été élaboré. Il définit, entre autres, les engagements du HCEFLCD, en tant que secrétariat AABRI, pour les cinq premières années.

Pour rappel, la « Réserve de Biosphère » est un concept, mis au point par le programme (l’Homme et la Biosphère), créé par l’UNESCO au début des années 1970, qui définit un espace pour la conservation des ressources naturelles et le développement durable visant à améliorer les relations entre l’Homme et l’environnement naturel.

Le Maroc capitalise déjà quatre grandes réserves de biosphère déclarées, à savoir la Réserve de Biosphère de l’Arganeraie, d’une superficie d’environ 2 millions d’hectares, déclarée en 1998, la Réserve de Biosphère des Oasis du Sud du Maroc, déclarée en 2000, sur une superficie d’environ 7 200 000 ha et la Réserve de Biosphère Intercontinentale de la Méditerranée (RBIM), déclarée en 2006, sur 1 million d’hectares réparti également entre le Nord-Ouest Marocain et le Sud de l’Espagne incluant la zone maritime du détroit de Gibraltar. 

La Réserve de Biosphère de la cédraie, d’une superficie d’environ 1.4000.000 ha, déclarée en 2015, figure également parmi ces quatre grandes réserves de biosphère.

Le statut de Reserve de Biosphère imprime une nouvelle dynamique aux approches, à la surveillance et au suivi des écosystèmes qui ont fait toujours l’objet de programme soutenu dans le cadre des plans décennaux du HCEFLCD 2005-2014 et 2015-2024. 





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